"Je lâche ta main"

Merci pour tous vos messages hier, je ne peux pas vous répondre individuellement (je croule sous les mails en retard) mais merci vraiment. Vos mots et vos pensées font tellement de bien quand on se sent nulle et au fond du trou. Aujourd'hui ça ne va pas vraiment mieux, c'est difficile quand on est sonnée par une décision qui nous semble incompréhensible, et en plus je suis clouée au lit avec la gastro depuis hier matin où j'ai dû fuir le CDI (ma psy dirait sans doute que "mon corps parle, pour se vider de ce qui lui fait du mal").
Hier soir j'ai commencé à écrire quelque chose, je n'en ferai peut-être rien, mais j'écris la cassure qui me traverse et la douleur qui l'accompagne. On m'a dit qu'il fallait tourner la page. Je vais avancer, petit à petit. Il faudra faire bonne figure. Ce qui ne tue pas rend plus fort, c'est ce qu'on dit n'est-ce pas ?
Pour des raisons personnelles, ce blog migre ailleurs, sous forme plus privée. Si vous voulez continuer à me suivre, vous pouvez m'envoyer un mail ou me laisser un com ici. Soyez patients et si vous ne recevez pas de nouvelles d'ici une bonne semaine, recontactez-moi.
Merci à vous qui m'avez lue pendant ces trois ans et demi. Je vous embrasse et je vous laisse avec ma chansonnette.
Ps : J'ai à peu près répondu à tout le monde, mais plusieurs mails me sont revenus. Il y a peut-être des erreurs d'adresse. N'hésitez pas à me recontacter.
Love is nothing (bis)

Si vous êtes d'accord, j'aimerais que vous me donniez des idées de petits bonheurs simples qui vous font du bien. Peut-être que je pourrais m'en inspirer pour clore cette triste journée.
Love is nothing

Le 24 janvier est pour moi le jour le plus triste de l'année.
Photo Pinterest
Ses escapades
Sur son blog (un des premiers que j'ai suivis), Audrey nous invite à partager ses escapades. A travers son regard singulier, authentique, décalé et toujours pertinent, j'ai découvert Berlin, Oslo, Stockholm, Rangoon, Le Caire ... et même le métro de Paris. Tous ces voyages que je ne fais pas, je les invente en regardant ses photographies qui m'emmènent loin, bien loin d'ici. J'aime ce qu'Audrey nous montre des êtres, des choses, des lieux qu'elle visite en famille. Je rêve grâce à elle et ça me fait du bien.
Audrey participe au concours du blog de voyage organisé par Marie-Claire Maison. Ce serait chouette de la soutenir dans cette aventure. Pour cela il vous suffira d'un petit clic chaque jour sur le lien ci-dessous. Je t'embrasse Audrey !
Si j'étais* ...


Un petit challenge photo (ça faisait longtemps), histoire de sortir d'un quotidien parfois bien triste et morose. Pour reprendre le titre du chouette bouquin de Delphine Chedru*, j'aimerais que vous m'interprétiez à votre façon un héros, qu'il soit super-héros ou héros de l'ordinaire. Faites appel à votre imagination et aux jouets des enfants ;-)
Pour moi, c'est Batman qui a toujours fait battre mon coeur, j'aurais tant aimé être sa Batgirl (et puis je n'ai pas assez de cheveux pour me faire la coiffure de la princesse Léïa)...
Comme d'habitude, pas de limite dans le temps pour participer, un petit com ci-dessous si vous jouez et je tisserai le lien.
Si elles étaient : Chaplin / une star de Bollywood / un pompier / Danielle Casanova / Les plus belles héroïnes de roman /
Grey Saturday

Aujourd'hui il fait tout gris, tout froid, dehors et dedans.
(Petit triangle pour tenir le cou au chaud tricoté en Phildar Rapido "Souris").
The girl with the dragon tatoo

Je n'avais pas été pleinement convaincue par l'adaptation suédoise, très déçue par l'acteur qui jouait Blomkvist, mais plutôt enthousiasmée par Noomi Rapace qui campait une Lisbeth très excitante et qui a marqué les esprits. Quand j'ai su que Fincher adaptait Millenium, j'ai sauté de joie car je suis une inconditionnelle. Alors ce soir, je me suis précipitée au ciné et j'en ai eu pour mon billet (gratuit d'ailleurs, un cadeau de Noël ;-). Un film haletant, charnel, où l'on retrouve bien l'atmosphère du roman. J'ai trouvé Daniel Craig plutôt bon, séduisant et charismatique, et la jolie Rooney Mara captive vraiment le regard (ce n'était pas facile pour elle de passer après "l'autre Lisbeth", son interprétation est très différente, moins électrique, plus sensible et c'est bien ainsi). Leur couple est beau et sensuel. Et puis quelle bonne idée d'avoir choisi Robin Wright pour interpréter Erika ... Même si certains changements ont eu lieu dans le scénario, j'ai retrouvé mes impressions de lecture dans cette Suède glaciale et parmi cette famille de fous. Je ne comparerai pas les films, les deux ont leurs qualités, mais la vision de Fincher tient toutes ses promesses. Mention spéciale au choix musical parfait et au générique du début, prodigieux !

Et merci Hélène pour ton écoute et ta présence ce soir, j'en avais bien besoin.
Pages blanches
Prêté par Charlotte, voilà un bon polar suédois, qui m'a tenue en haleine trois soirées. Dans les années 70, le petit Jens a disparu sur une île suédoise, Öland, un jour de grand brouillard pendant "l'heure trouble", entre chien et loup. Vingt ans plus tard, sa mère, Julia, a sombré dans la dépression, ne se faisant pas à l'idée probable de sa mort. Le père de Julia la ramène à ses souvenirs car il a reçu par la poste une des sandales que portait le petit garçon. Au fond de lui, il pense que la disparition de son petit fils est liée à Nils Kant, un homme qui a semé la peur sur l'île, en tuant plusieurs personnes bien des années auparavant. Mais ce Nils Kant était déjà mort et enterré au moment des faits. Son fantôme aurait-il agi ? L'enquête est relancée et Julia prend sur elle pour revenir sur ces terres qui ont avalé son fils. Un polar trouble, comme son titre l'indique, oscillant entre trois époques, dévoilant la sombre nature humaine lorsqu'il s'agit de vengeance. Une lecture prenante, pleine de fausses pistes et d'angoisses refoulées.
L'Heure trouble, de Johan Theorin, Albin Michel, 2009
Acheté et lu dans la foulée hier après-midi, La Page blanche nous conte l'histoire d'Eloïse qui a subitement perdu la mémoire. De façon étrange, elle se retrouve assise sur un banc, sans savoir qui elle est ni ce qu'elle fait dans la vie. Grâce à son sac à main, elle retrouve le chemin de chez elle, "découvre" sa vie, son travail (elle est libraire) et ses amis. C'est à la fois émouvant et drôle, profond et léger. C'est aussi une réflexion sur l'essence même de ce qui fait notre bonheur. La collaboration Boulet/Bagieu fonctionne vraiment bien et le personnage d'Eloïse est fort attachant. La jeune femme se questionne sur elle-même, s'étonne de la vacuité de l'existence qu'elle menait, cherche ce qui lui correspond vraiment. Finalement, elle réalisera que parfois il est nécessaire de tourner la page, d'oublier ce qu'on a vécu et de repartir vierge de tous souvenirs. J'aimerais parfois avoir ce pouvoir moi aussi, effacer et tout recommencer.
La page blanche, de Boulet et Pénélope Bagieu, Delcourt/Mirages, 2012
Quelques petites heures

Juste avec elle, qui en avait besoin. Louna, branchée sur mes émotions, est celle pour qui la situation est la plus complexe en ce moment. Après une grosse crise de larmes dimanche, je lui avais promis que je lui consacrerai mon mercredi. C'est étonnant car les jours que je partage seule avec elle correspondent toujours à des moments difficiles à vivre pour moi aussi. Alors on décompresse toutes les deux, du mieux qu'on peut.
Mon bonhomme

Depuis deux mois, Marius va au soutien trois fois par semaine. Son maître nous disait souvent qu'il était vigilant car la lecture ne semblait pas se mettre en place. Hier soir, il nous a demandé de faire un bilan orthophonique. Marius, pour lui, présente plusieurs troubles de l'apprentissage, un gros problème de concentration et sans doute une dyslexie. Cela expliquerait peut-être pourquoi il aime aussi peu l'école et pourquoi faire les devoirs est une entreprise aussi compliquée. La prof d'arts plastiques de Marius m'a dit samedi qu'elle le trouvait très intelligent, avec un univers bien à lui mais qu'il ne parvenait pas à suivre les consignes ni à s'intégrer véritablement au groupe. Je sais, pour avoir enseigné le français pendant 12 ans, la souffrance de beaucoup d'élèves "dys" et le manque de formation que nous recevons pour les accompagner. Nous espérons avoir un rendez-vous pour un bilan rapidement, mais ce n'est pas gagné. J'aimerais être fixée pour aider au mieux mon petit garçon. Cette nuit, Marius est venu se blottir dans mon lit et je l'ai écouté respirer en me disant qu'après l'eczéma, l'asthme, les allergies ... j'aimerais que tout aille au mieux pour mon petit bonhomme.
Croissant ou bagel ?





Un petit livre graphique vu un peu partout et que je me suis offert (je considère que je peux m'acheter quelques livres si je ne fais pas les soldes ;-) et j'ai bien fait car il est en rupture de stock ! Basé sur le principe de la comparaison, un match amical Paris/New York à travers clichés et vérités. C'est tout simple et tout chouette. Au final, je serais plutôt new-yorkaise, alors pas de souci, je veux bien repartir au bras du hipster !
Paris Vs New-York, de Vahram Muratyan, 10/18, 2011
Douée pour la vie
Un classique de la BD mais que je n'avais jamais lu ... Une merveilleuse histoire d'amour autobiographique entre l'auteur et sa compagne séropositive (tout comme son petit garçon)... L'amour et le désir liés à la crainte de la mort, comme une urgence. Et juste pour le plaisir de lire à l'envi ces mots-là, si beaux : "Je t'aime parce que je me sens bien avec toi ... parce que tu me fais rire et que tu me respectes et que tu ne me fais pas chier aussi ... parce que tu me stimules, que tu as de l'esprit, que tu es honnête ... que j'aime tes yeux, ton cul, toucher le bas de ton visage et ta nuque, le goût de ta peau, ton ventre, tes mains rêches, l'inclinaison de tes sourcils ... parce que tu es la seule personne avec laquelle je ne joue pas un jeu ... parce que tu es cochonne et impudique, forte et fragile ... que tu te poses les bonnes questions ... que tu me fais rêver à un monde idéal ... que tu me donnes l'impression d'être quelqu'un de bien ... et parce que, contrairement à ce que tu crois, de toutes les personnes que je connais, tu es la plus douée pour la vie". C'est beau à pleurer non ? J'aimerais être aimée ainsi.
Pilules bleues, de Frederik Peeters, Atrabile, 2001
Haddon Hall est la maison où a vécu David Bowie avant de rencontrer le succès et cette maison se souvient. David, Angie, les visites des copains musiciens, artistes, stars en devenir. Les soirées, les répéts, l'inspiration, la quête de l'identité artistique : tout un univers fantasque, créatif, musical, enthousiasmant dans ces années 70 au champ de possibles infinis. J'ai beaucoup, beaucoup aimé cette BD dont le dessin est à la fois joyeux et plein d'inventivité ; dont le texte est tantôt drôle, poétique, émouvant ; dont l'atmosphère euphorique nous manque tellement aujourd'hui. Dès les premiers mots, j'ai été emportée : "C'était à la fin des glorieuses sixties. Ce jour-là, comme tant d'autres, le ciel de Londres était triste comme une tisane froide". Cette comparaison-là, étonnament belle je trouve, m'a terriblement plu. Et puis David Bowie, quand même, j'adore !
Merci énormément Sandrine pour ce beau cadeau.
Haddon Hall, Quand David inventa Bowie, de Nejib, Gallimard 2012
Lu sur le conseil de Charlotte, ce mini-mini-roman (cela se lit en un quart d'heure) est vraiment intelligent. Imaginez qu'en 2028 on a laissé sombrer le système scolaire (euh, on est quand même en plein dedans !!!) et que les "pauvres" sont désormais obligés d'intégrer des "écoles d'entreprise" et de travailler en alternance dans des fast-food ou des jardineries. Les instituteurs sont devenus des "démonstrateurs pédagogiques", les élèves ne savent plus ce qu'est un livre, les textes des dictées sont tirés des prospectus publicitaires et les problèmes de maths ne servent qu'à résoudre des équations commerciales. Lila, amie du narrateur, a la chance de pouvoir s'enfuir pour une "école du maquis" où d'anciens instituteurs "résistants" continuent à enseigner, à transmettre un savoir, des connaissances en étant à l'écoute des enfants et en les amenant à réfléchir par eux-mêmes. Le récit se termine par ces mots "nous serons nombreux" : oui, je le crois, nous sommes et serons nombreux à vouloir sauver l'école et une éducation digne de ce nom, équitable pour tous ! A seulement 3 euros, c'est juste un livre d'utilité publique !
L'école est finie, de Yves Grevet, Mini Syros, 2012
Holly est une jeune fille apparemment bien dans ses baskets, qui vit avec son père Jeff et se réfugie souvent dans sa "cabane" avec son meilleur ami, Nils. Mais Holly est également emplie d'une grande tristesse car elle a perdu sa mère quelques mois auparavant. Un peu paumée, elle cède au charme du beau Paul avec qui elle vit sa première fois. Forcément elle tombe amoureuse. Mais Paul a déjà une petite amie, Saskia, avec qui il reste "par compassion" (soi-disant) tandis qu'il vit sa sexualité avec Holly. Cette dernière commence à véritablement souffrir d'être "la seconde" d'autant plus qu'elle se lie d'amitié avec Saskia. Et puis sa relation avec Nils commence à évoluer étrangement ... Un joli roman sur le premier amour et ses égarements, mais aussi sur l'estime de soi et la force des sentiments. Recommandé aux jeunes filles en fleurs.
Merci la Blonde pour l'envoi.
La toute première fois, de Lauren Strasnick, Albin Michel Wiz, février 2012
Mimosaturday

Samedi ensoleillé avec du mimosa et des enfants à l'appartement. Ils n'arrêtent pas de se friter quand ils sont à l'intérieur et moi je crie, c'est vraiment nul ... Alors ouste, tout le monde dehors !
Bon samedi à vous.
Vous pouvez voir le clip fabuleux de cette chouette chanson ici.
Kate & Mildred
En deux soirées, j'ai regardé les cinq épisodes de la série de la HBO, Mildred Pierce, avec Kate Winslet dans le rôle éponyme. La vie d'une femme dans les années 30, une vie emplie de courage, d'humilité et de force. Après avoir laissé partir son mari qui la trompait (mais qui se révèlera être un homme bon et un véritable ami), Mildred se retrouve seule au foyer avec ses deux filles. Tout d'abord serveuse, Mildred va grimper dans l'échelle sociale et créer sa propre chaîne de restaurants. J'ai suivi avec passion le destin de cette femme, sa fougueuse aventure avec le séduisant Monty, ses grands chagrins parfois insurmontables, sa relation tumultueuse avec sa fille aînée, sa capacité à encaisser sans jamais abandonner ... J'ai surtout admiré une actrice qui se donne corps et âme à ce rôle magnifique. Et puis cette esthétique de l'entre-deux guerres, comme c'est beau ! A voir absolument !
Sans façon

Pas de soldes pour moi c'est promis ! J'ouvre mes placards et je me dis que franchement j'ai bien assez ... Je préfère la récup de fringues pour les mômes entre voisins, les trocs entre copines, compter sur les anniversaires pour les choses neuves, tenter d'optimiser ce que j'ai (et puis désormais mon budget ne me permet tout simplement plus d'acheter du superflu). Alors cette année, je passe mon tour. Bon mercredi, que vous fassiez les boutiques ou pas !













